Départ pour Valognes

Et voilà je m’en vais pour Valognes, le coeur léger et le sourire aux lèvres. Je suis avec Jean et Thérèse mais mes pensées sont avec Octave. J’ai hâte qu’il vienne me chercher…moi, sa femme?

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Supplications

J’attends toujours pour aller voir Monsieur Mouret: j’ai peur et suis tremblante aussi je passe le temps à repasser à ma journée.

Je suis très étonnée car aujourd’hui Mme Aurélie m’a prié de rester.  D’après elle , tout le monde est désolé de mon départ.  Pour continuer c’est Pauline qui s’y est mise, elle m’a affirmé qu’elle a parié sa tête  et m’a demandé ce qu’elle deviendrait sans moi. Elle veut devenir première!  Contente de sa comédie , Pauline m’a sourit, pensant que son coup a marché. Je sais moi que je ne changerai pas d’avis…

Victoire pour Monsieur Mouret !

La journée d’aujourd’hui a été très longue, le magasin a été rempli, je n’ai eu aucun répi, je suis extenuée. Ma dernière journée à donc était le plus fatiguante de toute pour moi. Je m’apprêtais  à aller voir Monsieur Mouret  mais j’ai entendu  Monsieur Lhomme, qui était suivi de deux de ses commis, portant de gros sacs.  Je suis allée voir ce qui créait une vague de murmures: c’était une véritable procession dans le magasin. Tout le monde s’écartait devant Lhomme; les commis et les vendeuses avaient un sourire jubilatoire accroché aux oreilles.  On a atteint le million!  Je n’ai pas vu la réaction sur le visage de Mouret, mais il m’a semblé que la joie n’était pas au rendez-vous. J’ai entendu qu’il s’était simplement contenté de répondre : « Un million, eh bien, posez le là. »

Je vais attendre un petit peu avant d’aller le voir…

Visite de Jean et Pépé

Jean est passé aujourd’hui au grand magasin, avec Pépé,  pour changer les articles de sa femme. Nous avons bien discuté, mais notre discussion a été interrompue par l’arrivé de Mr Mouret. Il se tenait debout , derrière nous.  Après un silence, Mr Mouret m’a demandé si c’était bien mes frères et a enchaîné sur le fait qu’ils me ressemblaient beaucoup , puis pour finir , il m’a chuchoté à l’oreille que je devais passer dans son bureau avant mon départ afin de parler.

Mon coeur a bondi. Trop heureuse de voir mes deux frères (Pépé aurait du être au collège!), j’ai laissé mon rayon et nous avons silloné tous les trois le grand magasin à la recherche des différentes demandes de Thérèse.  Que ce magasin tout en blanc était  beau!

Scandale au grand magasin

A la fermeture, l’une de mes vendeuses m’a raconté l’incident qui s’est passé cette après-midi. Apparament, Madame de Boves, un cliente respéctée au magasin a été surprise en train de cacher des dentelles dans les manches de son manteau. L’inspecteur Jouve l’a emmenée dans le cabinet de Bourdoncle à l’écart des regards indiscrets. Personne n’a donc su ce qu’ils s’étaient dit, mais on a vu (soit disant) la comtesse ressortir assez énérvée… Je pense que l’affaire va être étouffée. J’ai apperçu ensuite Paul de Vallagnosc auprès d’Octave Mouret. Il fait partie à présent de la fille de Boves!

De dures et longues journées en perspective

Je souffre de devoir rester encore quelques jours dans ce grand magasin, Monsieur Mouret est toujours aussi froid avec moi, j’en viens à me demander si je compte encore à ses yeux. Il me semble détaché de la situation, et je souffre de ce manque d’intéret à mon égard. Peut être que tout cela ne cache en fait qu’une terrible souffrance, en tout cas je l’éspère…
Quoi qu’il en soit, je suis partagée par l’envie d’avouer à Mouret les réelles causes de mon départ en sachant pertinemment que de nombreuses conséquences négatives sont à prévoir, et le besoin de le fuir, et sachant pertinemment que toutes mes pensées iront à lui…

Le jour de la grande vente du blanc, cela fera 8 jours que je lui ai présenté ma démission. J’irai affirmer mon choix…

Réaction de Monsieur Mouret

En remettant ma lettre ce matin à Monsieur Mouret, j’éspèrais au fond de moi une réaction éxagérée qui m’aurait une fois de plus montré l’attachement qu’il a à mon égard. Mais à mon grand désèspoir, il n’en a rien fait et m’a juste dit d’un ton glacial qu’il me laissait un délais de huit jours de réfléxion. Je souffre de cette situation : partir pour principalement ne plus avoir à lutter contre les sentiments que j’éprouve pour lui… Il me reste huit jours pour réflèchir, il ne faut pas que je faiblisse maintenant !