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Sacrée Clara

Tout allait pour le mieux depuis quelques temps. Depuis ma nouvelle place, je me sens vraiment acceptée au seins des commis, commençant même à me faire aimer par certains. Mais cette plénitude dans laquelle je vivais depuis quelques temps a été bouleversée par cette peste de Clara. En effet j’ai appris par des collègues qui riaient de la situation, que cette effrontée s’était amusée à amener Colomban un soir chez elle. Celui ci, enfin heureux de son désir comblé, découché régulièrement le soir, laissant la pauvre Geneviève seule, accablée par tout ça. Cette fille ne s’arrêtera donc jamais ?!

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Nouveau poste !

Le lendemain de ma conversation avec Monsieur Mouret, j’ai été nommée première. Quel bonheur ! Un rayon avait été crée spécialement pour moi : Un rayon de costumes pour enfant, et celui-ci, tout près du rayon des confections. Pour le moment tout va pour le mieux.
Ce sentiment de soulagement, que je ne me rappelais avoir éprouvé que durant mon plus jeune âge, était enfin revenu en moi, à ma plus grande joie !

Oups, je l’avais déjà écrit…Cela montre juste à quel point je suis heureuse!

Je suis première!

C’est incroyable! Hier, j’étais dans le bureau de M. Mouret car il m’avait surprise en train de discuter avec Henri et aujourd’hui me voilà première! La direction a dédoublé le rayon des robes et costumes, en créant spécialement en ma faveur un rayon de costumes pour enfants! Il est installé juste à côté du comptoir des confections. Je suis première!

Colère de M. Mouret

Aujourd’hui, j’ai retrouvé Henri dans les escaliers comme souvent et nous nous sommes adossés à la fenêtre pour discuter. Ah, on discutait de notre pays et de son herbe verte! On fermait les yeux et on s’y revoyait! On en parlait car justement Henri rentre chez lui aujourd’hui!  J’étais tout de même inquiète (c’est interdit mais de plus M. Mouret est aux aguets, toujours grognon et Bourdoncle me guette, m’observe comme une lionne guettant sa proie!) et j’ai eu raison. On a été surpris alors qu’Henri pleurait devant moi et me baisait la main.

J’ai été convoquée dans le bureau de M. Mouet où sa colère a explosé: il est jaloux de Hutin et de Henri! Il a menacé de chasser Henri, il parlait très froidement mais je suis restée forte, résistant à l’envie de pleurer. Le regard de Madame Hédouin veillait sur moi! Et là, M. Mouret a craqué me déclarant son amour, jurant ne plus voir les autres filles…L’entretien s’est finalement mieux terminé, j’ai réussi à retrouver ma gaité naturelle et lui est dit que l’avis d’une femme est toujours utile à  écouter et que je ferai de lui un brave homme!

Altercation

Le lendemain des grands travaux sur la façade du grand magasin, je travaillais au rayon, lorsque les propos haineux de cette folle de Clara m’ont interpellé. En effet, plus d’une fois j’avais entendu cette sotte me critiquer, mais mon manque d’intérêt  à son égard m’en avait laissé indifférente. Seulement cette fois-ci elle avait décidée de s’en prendre à ma cousine Geneviève, car les regards de Colomban ne lui avaient pas échappé, et elle racontait à Marguerite le projet qu’elle avait ‘d’enlever ce dernier de sa boutique noire.’
Il me fallu faire un grand effort pour ne pas lui hurler dessus. Quelle peste!

Histoires de vols

Depuis quelques temps, le grand magasin est victime de diverses vols commis par les clients. Mais cette après-midi, alors que je servais une cliente, un scandale a éclaté au rez de chaussée. Mignot a été  accusé d’aider des femmes aux allures étranges à voler des gants, un acte qui a fait  entrer monsieur Mouret (on le devine) dans un état d’hystérie indescriptible. Le gantier a été renvoyé  ainsi qu’Albert Lhomme me répéta t-on. Il aurait aidé ses maîtresses…Mme Aurélie et Monsieur Lhomme étaient tous très confus!