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Rencontre aux Tuileries

Ce soir, je suis sortie me promener aux Tuileries avec Pépé lorsque j’ai vu au loin Hutin puis Monsieur Mouret. Celui-ci m’a reconnu et nous avons discuté ensemble. Nous avons tout d’abord parlé de Pépé qui m’accompagnait, puis il a présenté ses excuses pour mon renvoi me proposant même ma place en retour! Notre conversation a alors glissé sur Robineau, le contexte économique et Bourras. Monsieur Mouret m’a chargé de transmettre une proposition d’achat au vieillard. Il a souhaité parler de mon oncle mais il s’est tu en comprenant que le sujet m’indisposait. On s’est promené tout un moment ensemble puis il est parti vers la rue d’Algers et Pépé et moi sommes rentrés chez Bourras.

Celui-ci était furieux: monsieur Mouret a acheté sa maison! Il va devoir lui payer un loyer ce qui le rend fou de rage. Mon oncle Baudu était là, lui aussi, fatigué.

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La lutte finale entre Bourras et Mouret

Monsieur Mouret revient à la charge : il veut acheter la maison de Monsieur Bourras…qui est encerclé par le nouveau magasin. En effet, monsieur Mouret agrandit le magasin!De plus, Bourras vient de lancer sur le marché son invention: le parapluie à godet. Cependant, le magasin a vite perfectionné son invention et la même guerre sur les prix que celle menée chez Robineau a commencé.J’ai beaucoup de peine pour le vieillard.

Un nouveau travail!

Bourras m’avait offert du travail mais il n’y avait pas de clients et il se sacrifiait pour me donner un peu d’argent. Monsieur Bourras est un vieillard très gentil et soucieux (surtout avec Pépé) mais il ne décolère pas contre le Bonheur des dames. Il est rentré en guerre et ne faillira pas.

Le mois dernier, un soir de janvier, j’ai croisé Henri qui m’a appris que Robineau, passé à la caisse le même jour que moi, avait monté son affaire et qu’il cherchait des vendeuses. J’y suis allée et aussitôt, il m’a embauché. Je ne gagne pas beaucoup d’argent mais je suis traitée avec beaucoup de douceur, surtout par Madame Robineau et je me sens, à table, avec elle et son mari, avec Gaujean comme à la maison, dans une famille.

Cependant, il s’agit d’une famille en colère, qui s’apprête à déclarer la guerre au Bonheur des dames…

Un été misérable…

Depuis le 20 juillet, je dors dans une petite chambre chez Bourras qui me coûte 15 francs par mois. Ce n’est pas avec mes petites économies que j’arrive à survivre: je ne pouvais plus payer la pension de Pépé alors je l’ai pris avec moi. Qu’il est difficile de trouver de l’argent pour se nourrir!  Jean vient encore me voir, il s’en veut tellement d’avoir besoin d’argent que je lui en donne un peu. J’ai retrouvé la vendeuse de noeuds de cravate mais cela n’a malheureusement pas duré longtemps. Je passe mes journées, désespérée, à chercher un petit boulot pour l’été…en vain. Que faire?

Des hommes décorés me suivent mais je ne peux me résoudre à prendre un amant; la nuit, lorsque des hommes tapent à ma porte, je suis les conseils de Bourras  et les ignorent. Je regrette tant ma chambre au Bonheur..

Le Bonheur? Il hante ma vie! Une simple cloison me sépare de mon rayon; je continue de vivre au rythme du magasin. Tous les jours, je vois passer Hutin, devenu second. Je vois passer aussi Mouret. J’ai croisé Pauline et Henri mais cela me gêne. Même Colomban me rappelle le Bonheur des dames en venant me parler de Clara (Pauvre homme et pauvre Geneviève)…

Les choses s’empirent toujours plus. Pépé est tombé malade. J’ai envie de crier au secours et ne peux retenir mes larmes. J’ai peur de demain.